Cultiver le calme à l’aide de la respiration

Tout commence par un besoin d'air... et de calme

Avez-vous besoin de sérénité, de calme,  ou au contraire d’une énergie à déplacer des montagnes ? Ou peut-être un peu des trois ?  

Le point commun de tous ceux-là : ce besoin d’air ! 

Et oui. C’est d’abord par le souffle que l’on peut réunifier le corps et le mental. Les yogis l’on d’ailleurs bien compris. 

En effet, il permet cet abandon progressif aux tensions et à la charge mentale. Certains parleront même de lâcher-prise. 

Avec en ligne de mire cette revitalisation globale, cette connaissance progressive de nous-même. Cet arrêt sur image sur la vie qui est juste là. 

 

Il est vrai que la respiration est notre baromètre intérieur. Et le souffle en est le vecteur grâce à ses phases de rétention d’air. 

 

D’ailleurs, on le ressent lorsque nous sommes anxieux, déprimés, angoissés, stressés.

Nous respirons de manière inconsciente, largement thoracique, parfois même en apnée. 

Et par conséquent éloignés de l’instant présent et de tout ce qui s’y passe. 

 

Pour tout cela, la respiration à 3 étages, à son rythme, permet de s’oxygéner et de cultiver cet état d’apaisement et de présence à soi. En effet elle permet : 

🔹 La reconnexion à l’instant présent grâce aux ressentis d’oxygénation qu’elle procure 

🔹 D’être plus à l’écoute et dans l’accueil de ses émotions 

🔹 Une attention davantage portée sur le corps et sur les pensées 

🔹 Un renforcement du système immunitaire (suite à la baisse du cortisol, l’hormone du stress). 

Intégrer la pratique dans son quotidien pour atteindre le calme

Dans un premier temps, il est important de repérer ces moments ou vous avez besoin de souffler et de vous retrouver. Ensuite, vous pourrez commencer par de petites pratiques régulières selon vos besoins. Elles vous permettront d’accéder rapidement à un calme intérieur et vous connecter davantage à vos sensations corporelles : 

 

  • Asseyez-vous ou allongez-vous dans un endroit calme. Posez une main sur le cœur et une autre sur le ventre si vous souhaitez ressentir davantage de sécurité. Si possible, gardez les pieds au sol pour percevoir l’ancrage grâce à vos points d’appuis.  
  • Fermez les yeux ou fixez un point bas sur le sol. Prendre quelques instants pour vous connecter à votre respiration… Sans chercher à contrôler quoi que ce soit. 
  • Lorsque vous serez prêt, commencez par expulser l’air pour vider vos poumons. Lors de cette phase, le ventre doit venir peu à peu se plaquer contre les lombaires. Puis prenez trois grandes respirations et pour vous aider, vous pouvez imaginer une bille de couleur parcourir le trajet du souffle. Commencez par une inspiration par le nez en gonflant progressivement :

> Le ventre….

> Le thorax…

> Les épaules…

Et inversement avec une expiration lente par le nez ou par la bouche :

> Les épaules…

> Le thorax…

> Le ventre.

 

Plus votre expiration sera lente et par la bouche, plus vous activez le système parasympathique et plus l’état de détente sera présent. L’idée est de ne pas forcer et de percevoir cette fluidité du trajet de l’airÀ l’image d’une vague qui arrive …. Et qui repart tout doucement …

Réalisez à chaque pratique entre 3 et 5 respirations à trois étages. 

Pour les personnes spasmophiles, pas plus de 3 respirations. 

 

Reprenez par la suite votre respiration habituelle, les yeux toujours fermés. 


L'accueil des sensations

Nous arrivons maintenant à la dernière étape et de loin une des plus importante. 

Il s’agit de l’accueil des sensations. Posez vous les questions suivantes au sujet de vos ressentis corporels : est-ce chaud ? Froid ? Y a t-il des picotements ? Sur quels membres ? Quels sont les muscles qui ont le plus travaillé ? Ai-je des membres engourdis ? Suis-je calme ? Ai-je récupérer de l’énergie ? Etc… C’est à travers ces retours d’expériences corporelles que vous serez connecté à l’instant présent. Et par conséquent à l’écoute de votre corps et de ce qui s’y passe.  

 

Quoi que vous ressentez, le maître mot est BIENVEILLANCE

 

L’idée n’est pas d’être dans le jugement mais plutôt observateur de vous-même et de votre corps. 

 

Prenez quelques instants pour emporter avec vous tous ses ressentis et poursuivre le reste de la journée. 

La tenue d’un carnet de bord dans lequel vous noterez les différents ressentis et émotions est recommandé. Cela vous permet notamment de repérer les moments de la journée ou vous en avez le plus besoin et par conséquent de trouver des solutions pour améliorer votre quotidien. 

Se connecter à la vie qui est juste là

Que votre souffle soit court, ample, discret, fort, le principal est de le sentir, de partir à sa rencontre, de se connecter à lui. 

 

Et prendre conscience que votre souffle est présent depuis votre première seconde sur terre. 

Qu’il a connu vos peurs, vos désillusions, vos réussites et vos moments de bonheur.

Il est là maintenant, il le sera encore et il est surtout à la base même de votre force intérieure. 

Il est capital de ne jamais douter de ce partenaire privilégié, de cette vie qui est là, juste là. 

 

Après cette pratique, vous pourrez également ressentir un sentiment d’alignement et de confiance intérieure. 

Prenez le temps et profitez des sensations que vous percevez…là maintenant.

 

Et surtout n’oubliez pas : l’essentiel est en vous. Ecoutez votre souffle, enivrez-vous de lui. 

Ecoutez-vous, soyez-vous. 

 

Belle pratique. 

 

Pour retrouver des informations supplémentaires sur la pratique : 

https://www.sarahbennarrouche.fr/sophrologie/ & https://www.sarahbennarrouche.fr/sophrologue/

Et si votre besoin de calme est associé au besoin de solitude, l’article de Michèle Freud vous aidera à trouver des pistes de réflexion à l’aide du lien suivant : https://www.michelefreud.com/chronique-sachons-reconnaitre-notre-besoin-de-solitude-80.html